20 décembre 2011

Philippines...

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INTRODUCTION
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Les Philippines... chapelet de plus de 7000 îles perdues dans l'océan... plages dorées en Mer de Chine, villages sucrés en Mer des Philippines, rochers éparpillés en Mer des Célèbes, sa géographie fait rêver n'importe quel voyageur.
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D'ailleurs, pas si simple de sillonner dans ce pays maritime en 3 semaines! Transports, météo, situation géopolitique... des volcans, des montagnes, des plages, une culture riche de nombreux apports extérieurs, des tribus coupeuses de têtes, des fonds marins extraordinaires... mettons tout ça dans un shaker et faisons nous notre propre idée de ces contrées lointaines.
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Le choix est fait, ce sera un saut de puces d'îles en îles aux Visayas, partie centrale de l'archipel.
Décollage immédiat, après un mémorable repas de 24 Décembre dans l'avion, nous posons le pied en terre philippine le jour de Noel. Le lechon, cochon de lait grillé cuisiné en cette occasion, nous attend sur la terrase qui surplombe le toit de notre guesthouse à Manille. Premier contact avec les habitants avec une invitation à venir manger le cochon en famille, nous sommes arrosés de sucreries en tout genre.
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Nous ne restons pas longtemps dans la mégalopole de plus de 12 millions d'habitants qui nous promet bruit et animations en tout genre... nous aspirons à la nature, au calme et à l'authentique! Adieu monde civilisé, à nous petits villages perdus et îles paradisiaques!
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ILE DE SIQUIJOR
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Arrivée sous la tempête, Siquijor nous accueille comme elle peut. Pas de réservation en cette période de fin d'année fréquentée, nous trouvons notre petit bungalow sur la plage. Tellement sur la plage que la mer qui se déchaîne en cette nuit agitée vient lécher la porte, nous mettant à deux doigts de l'évacuation en pleine nuit... Le voyage roots peut commencer!
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Siquijor est un monde à part pour nombre de philippins, car la sorcellerie et le mystère règnent ici en maîtres. C'est aussi une petite île paisible semblant vivre au siècle dernier, que nous visitons à scooter en faisant le tour de ses 72 km. Première confrontation avec la "gastronomie" locale et première désillusion : la cuisine n'a d'original que l'appellation de ses plats, et s'avère peu variée... Poulet adobo/riz à tous les repas, nous ne sommes pas ici en Thailande ou en Birmanie... pas de surcharge pondérale en perspective à l'issue du voyage!

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ILE DE NEGROS
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Un bateau plus tard, nous débarquons sur l'île de Négros, dans la ville universitaire de Dumaguete.
Plages désertes, relief déchiqueté, jungle luxuriante, Négros a beaucoup à offrir à ses rares touristes. Une île sauvage et peu fréquentée, voilà ce qui nous attend ici.
Dumaguete nous permet une insertion urbaine à l'échelle humaine. Accrochés à notre Honda, nous quittons la ville pour une randonnée dans le parc national des Twin lakes, les lacs jumeaux entourés de forêt vierge.

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Evidemment, l'ascension de la montagne est l'occasion de croiser de nombreux sourires et des salutations enthousiastes. Les enfants sont comme partout en Asie très avenants et peu avares de sourires, et toujours aussi migons!

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Un typhon a gravement touché la région du nord de Mindanao une semaine avant notre départ, faisant plus d'un millier de victimes dans cette zone peu préparée aux inondations et glissements de terrains. La zone où nous nous trouvons a également été touchée ; nous découvrons des coulées de boues sur les sentiers grimpants et peu fréquentés de la randonnée. Quelques numéros d'équilibriste et une tong en moins plus tard, je grimpe pieds nus aux twin lakes, faisant fi des cailloux et autres graviers des sentiers... Les enfants de ces villages perchés vont de la même manière puiser l'eau à la rivière, marchant des heures dans ces sentiers parfois dangereux.

La plage de "sugar beach" près de Sipalay sera notre havre de paix pour passer en 2012. Nichée au sud du Négros Occidental, cette plage porte merveilleusement son nom. Isolée, elle est entourée d'un petit village de pêcheurs s'organisant autour d'un puits et d'un terrain de basket. Aux Philippines, ce sport est roi et même ici au bout du monde, le ballon orange fait le bonheur de tous! L'un des héritages les plus visibles de la colonisation américaine...

Couchers de soleils et lechon on the beach, serpents de mer et ballades dans la jungle qui font peur, nous finissons l'année comme nous l'avions commencée : avec délice!

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ILE DE BANTAYAN
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Le temps passe et il est déjà l'heure pour nous d'envisager une nouvelle destination, ce sera l'île de Bantayan. Dans la ville du même nom, son église en pierre de corail, héritage de l'ère espagnole, nous accueille, et c'est à pieds que nous arpentons ses marchés et sa place centrale.

Bucolique, calme et détendue, cette île au nord de Cebu nous fait l'effet d'un environnement arboré, soigné et fleuri. Les écolières s'amusent de notre étonnement face aux jeepneys. Ces jeep archi-tunées sont le principal moyen de transport des villes philippines. En fait, le jeepney est une fusion entre une jeep et un bus. Créées après la seconde guerre mondiale avec des jeep américaines rafistolées, elles furent customisées à grand renfort de chrome, de phares et de peintures criardes. Mélanger le tout avec des citations christiques et des personnages de bandes dessinées : vous obtenez le jeepney!
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En fin de journée, après avoir fait une nouvelle fois le tour de l'île à scooter, nous surprenons des pêcheurs ramenant leurs filets : l'occasion est trop belle de partager un moment avec eux et leurs enfants. Belle soirée que celle-ci, où invités par une famille de chanteurs et musiciens sous une paillote sur la plage, nous découvrons la musique traditionnelle d'hier et d'aujourd'hui. Trois générations dansent ici au son d'une guitare et d'un banjo, au son des voix suaves de nos hotes et hotesses... chanteuses de renommée internationale!

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ILE DE MALAPASCUA
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Ah Malapascua... le confetti paradisiaque de ce carnaval philippin. Ici ni route ni véhicule, des sentiers minuscules à travers les villages de pêcheurs, des plages neigeuses frangées de cocotiers... Tout invite à la découverte et nous ne demandons pas notre reste pour aller à la rencontre des habitants. Si une plage acceuille quelques complexes touristiques très orientés vers la plongée, le reste de l'île est vierge de tout touriste, pour notre plus grand bonheur.

Etant donné que les touristes ne s'aventurent que tès rarement en dehors de leur hotel, une fois n'est pas coutume, c'est une fête qui nous est réservée à chaque échange avec les iliens, petits ou grands. D'ailleurs ce groupe de gamins fut particulièrement animé par notre séance photos...

Au détour d'un chemin, c'est un couple qui remplit un sac de fibre de coco, des enfants qui se fabriquent un jouet végétal... les enfants ont la malice et la débrouillardise de leur environnement, et c'est calés dans des bassines que nous en voyons arriver lors d'une séance de snorkeling avec un pêcheur. Tongs à la main, ils pagaient vers nous et nous offrent leur joie de vivre et leur espièglerie.

ILES CAMOTES

Deux journées sur ces îles reculées à l'Est de Cebu à découvrir les îles de Poro et Pacijan, reliées par un isthme bordé de mangroves. Faiblement modernisées, elles n'accueillent que quelques rares touristes philippins et coréens, rois des lieux... Les bateaux empruntés pour accoster sur ces îles furent souvent sommaires, bruyants, rugeux, et les conditions de traversée assez éprouvantes. C'est donc avec joie que nous prenons possession de notre chambre avec vue, sur la plage et la piscine débordante qui trône au milieu d'un splendide jardin tropical, une touche de luxe dans cet environnement préservé...

Contrairement à d'autres pays d'Asie du Sud Est où l'on peut faire un repas complet dans la rue et sur le pouce, il est très difficile de se restaurer dans certains endroits aux Philippines : les îles Camotes en font partie. Il faudra se contenter de ce vendeur de halo-halo, LE dessert national qui se compose de divers fruits en conserve servis avec de la glace pilée, de la crème glacée, de la noix de coco et du mais... Vous apercevez aussi le calamansi, ce petit citron vert servi en toute occasion. S'il fut un fruit qui fit notre bonheur, c'est évidemment la fameuse mangue des Philippines. Classée parmi les fruits les plus sucrés du monde, elle se targue d'être tout simplement la meilleure du monde de sa catégorie. Fraîche, en jus ou séchée, elle nous aura permis plus d'une fois de faire le plein de vitamines pour la journée et d'affronter les longues heures de bus ou de bateau!

ILE DE BOHOL

A nous tarsiers et autres chocolate hills, les 2 curiosités qui font de l'île une destination prisée des touristes philippins. On trouve aussi ici bon nombre d'églises espagnoles parmi les mieux préservées du pays. Les tarsiers ne se balladent pas à chaque coin de jungle, et c'est en nous rendant dans un centre de recherche sur ce primate que nous découvrons l'animal emblématique des Philippines, que l'on trouve uniquement à Bohol. De la taille d'une main, discret et craintif, l'animal nocturne nous aura quand même fait de gros yeux... Notons au passage que l'archipel philippin se caractérise par un fort endémisme au niveau de sa faune : plus de 111 mammifères uniques au monde, soit plus qu'à Madagascar... Mais plus petits et difficiles à repérer, donc moins impressionnants...

Nous nous perdons sur les routes splendides du centre de Bohol, et c'est de manière bien roots que nous rentrons à la tombée de la nuit par des chemins tortueux en pleine montagne, pas trop le temps de prendre de photos... Objectif clairement affiché : ne pas tomber en panne et ne pas crever au milieu de cet espace très isolé... Mer en vue! Nous sommes sauvés!

Dernière image de cet épisode, les "collines de chocolat", nommées ainsi en raison de la coloration brune que prend la végétation des éminences en saison sèche. Pour l'heure, les collines emblématiques de Bohol sont vertes d'une végétation luxuriante et intacte. Paysage atypique que cet ensemble de plus de 1000 collines, résultat d'une surélévation d'anciens dépôts coralliens suivie d'érosion.

CONCLUSION

De retour à Manille, les bras et la tête chargés de beaux souvenirs, il est déjà temps de reprendre l'avion et de retrouver un hiver glacial. Le choix des Visayas aura été stratégique, optimiser la météo et les temps de transport, privilégier des spots de bord de mer, paisibles et ancrés dans une nature préservée. Nous avons découvert un petit bout de ce grand pays qui a beaucoup à offrir, avec ses nombreux volcans et rizières en terrasses, sa culture très métissée et l'accueil formidable de ses habitants.

Un voyage en duo avec une baroudeuse de grand chemin, plus locale que les locaux, qui aura donné une coloration particulière à cette expédition.